Vous avez beau régler le thermostat à 19 °C, vous grelottez toujours ? Vous n’êtes pas seul. Beaucoup ressentent désormais ce petit frisson persistant, même dans des pièces pourtant censées être « à bonne température ». Alors, que se passe-t-il vraiment ? Est-ce le chauffage qui faiblit, ou notre tolérance au froid qui change ? Et surtout, que dit cette sensation de froid… sur vous ?
19 °C : une température de référence devenue inconfortable ?
Depuis des années, les campagnes énergétiques recommandent de chauffer les logements à 19 degrés en journée. Une température jugée raisonnable pour le confort… et les économies d’énergie. Mais en pratique, beaucoup ont du mal à s’y faire. Pourquoi ?
D’abord, parce que le ressenti thermique dépend de nombreux facteurs. L’humidité de l’air, les courants d’air, ou encore les matériaux des murs et sols influencent fortement cette sensation. Deux pièces chauffées à 19 °C peuvent ne pas « se sentir » pareilles du tout.
De plus, nos modes de vie ont changé. Rester assis toute la journée devant un écran diminue la production de chaleur par le corps. Moins on bouge, plus on gèle. Difficile alors de se réchauffer sans une bonne polaire sur les épaules.
Pourquoi ressentez-vous davantage le froid ?
Ce n’est pas juste dans votre tête. Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi certains ont plus froid que d’autres, à température égale.
- Le métabolisme : certaines personnes brûlent moins d’énergie au repos. Résultat, leur corps produit moins de chaleur.
- L’âge : en vieillissant, la perception du froid change. La peau s’affine, la circulation diminue… et on devient plus frileux.
- Le poids : la masse corporelle joue aussi un rôle. La graisse agit comme un isolant naturel : en avoir moins, c’est perdre un peu de cette protection contre le froid.
Mais il y a aussi des causes plus inattendues : carence en fer, troubles hormonaux, stress chronique… Tout cela peut perturber la régulation thermique naturelle. Si vous avez toujours froid, c’est peut-être un signal que votre corps essaie de vous envoyer.
Ce que votre frilosité révèle de votre santé
Être plus sensible au froid peut en réalité dire beaucoup sur votre état général. Le corps utilise l’énergie disponible pour gérer les fonctions vitales. Si vous lui imposer un environnement froid et que vous manquez d’énergie ou de nutriments, il priorisera le cœur et le cerveau… au détriment de vos mains et pieds, glacés.
Certains signaux doivent alerter :
- Fatigue constante malgré du repos
- Frissons fréquents en intérieur
- Pieds et mains froids même sous une couette
- Pâleur ou peau sèche
Si cela vous ressemble, un bilan de santé simple (examen sanguin, évaluation thyroïdienne) peut aider à mieux comprendre votre confort thermique.
Comment avoir plus chaud sans monter le thermostat
Bonne nouvelle : on peut améliorer sa sensation de chaleur sans exploser sa facture.
- Superposer les couches : plusieurs vêtements légers isolent souvent mieux qu’un gros pull. L’air entre les couches retient la chaleur.
- Rester actif : même quelques étirements ou 15 minutes de ménage activent la circulation.
- Isoler les zones critiques : calfeutrez les portes, bloquez les fuites d’air, posez un tapis sur le sol froid.
- Boire chaud : une tisane ou une soupe augmente légèrement la température interne. Et le rituel réchauffe aussi le moral.
Et si vous travaillez chez vous, investissez dans une bouillotte ou une couverture chauffante. Cela coûte bien moins cher qu’un degré en plus sur le thermostat.
Changer de point de vue sur le confort thermique
Et si, plutôt que de viser des degrés précis, on écoutait davantage notre ressenti ? Le froid n’est pas forcément un ennemi : il donne des indices précieux sur notre hygiène de vie, notre stress, notre alimentation. Il invite à bouger, à mieux s’habiller, à ralentir un peu.
Le confort thermique, ce n’est pas qu’une affaire de chiffres. C’est surtout une question d’équilibre intérieur. Alors la prochaine fois que vous frissonnez à 19 °C, posez-vous la question : de quoi mon corps a-t-il vraiment besoin ?

